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Quelques courts textes ou phrases
des Pères ou d'auteurs chrétiens des siècles de l'église
pour la méditation...


Le texte de la semaine

"... La parabole des deux fils que nous venons d'entendre [à lire : Matthieu 21, 28-32] Jésus l'adressa précisément aux pharisiens. A ceux de son époque d'abord, mais aussi au petit pharisien qui survit peut-être en chacun de nous, longtemps après notre conversion, et que nous ignorons presque toujours. La plupart d'entre nous ont sans doute eu la chance d'avoir pu répondre généreusement et sur-le-champ à l'invitation de Dieu, comme le premier fils de la parabole. Le contraire aurait été impensable. L'éducation reçue, la culture familiale, l'attente de notre entourage, de nos amis, n'auraient pas permis une désobéissance. C'était une chance, mais c'était aussi un risque. Comme ce fut pour les pharisiens à qui Jésus s'adresse ici. Eux aussi avaient la chance d'appartenir au peuple élu, et même d'en représenter la branche la plus fervente. Les pharisiens étaient un peu les militants, ou les charismatiques, de la synagogue, ceux de la stricte observance. Mais ils en étaient tellement satisfaits qu'ils étaient devenus incapables de discerner en Jésus le dernier et le plus grand des prophètes que Dieu venait d'envoyer à son peuple, son propre Fils.
L'autre fils de la parabole, le second, n'avait pas eu la chance ni le mérite de leur si prompte obéissance. Il avait commencé par refuser carrément. Mais, très curieusement, et c'est là l'un des plus étonnants paradoxes de l'Evangile de Jésus, d'avoir d'abord refusé, de n'avoir aucun mérite, d'avoir même franchement démérité, devint sa chance. Car il se repentit, dit l'Evangile - et il avait de quoi se repentir -, et il finit par obéir. La chance n'est pas uniquement de faire un faux pas - un faux pas est toujours un faux pas -, mais c'est de s'en apercevoir, d'en éprouver un regret et de retourner vers Jésus.
[...] Bienheureux, finalement, ceux qui n'ont plus rien à se cacher ni à cacher aux autres. L'apôtre Pierre, par exemple, tous les apôtres se souvenaient de son reniement ; ou Marie Madeleine, toute la ville la connaissait. Saint Silouane du Mont Athos, qui avait un meurtre sur la conscience avant de se faire moine, lui non plus n'avait rien à se cacher. Et tous les trois étaient ainsi mûrs pour la grâce. En cela, les gros pécheurs sont un peu avantagés. Ce sont les petits pécheurs, modestes, comme beaucoup d'entre nous, qui courent le risque d'entretenir un petit masque qui cache à leurs yeux à quel point, eux aussi, ont besoin de miséricorde. Les pécheurs endurcis ? La grâce en viendra à bout. Les justes endurcis ? C'est peut-être plus difficile. Mais [...] Dieu réussit quand même, et toujours, comme dit saint Paul, à "enfermer tout le monde dans le péché, afin de pouvoir faire miséricorde à tous". [voir Ga 3, 22-24].

Dom André Louf "Seul le pécheur connaît vraiment Dieu", extrait ; S'abandonner à l'amour. Méditations à Sainte-Lioba, Salvator, pp. 214-215.)

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