A la découverte des Pères de l'Eglise...

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Quelques courts textes ou phrases
des Pères ou d'auteurs chrétiens des siècles de l'église
pour la méditation...


Le texte de la semaine

Au tombeau (commentaire de Mc 15, 47 - 16, 1) :

"[Les femmes au tombeau] sont comme des âmes abandonnées qui continuent à prier, à rendre service, alors que la signification d’un tel comportement semble dépassée et que toute réponse à leur prière et à leur service leur est refusée. Ce qu’elles expérimentent est une forme originelle de la nuit spirituelle. Celle-ci a la forme et l’inexorabilité d’une séparation : entre le service tel qu’il a existé et tel qu’il existera. Les deux se rencontrent dans cette nuit qui les lie l’un à l’autre dans son obscurité, tandis que pour celles qui ont à passer par là, il n’y a que la séparation qui leur est sensible. En tant qu’observation d’un événement terrestre, le fait d’assister à la mise au tombeau fait encore partie de la foi ancienne, mais il n’en fait plus partie quand on le considère comme un acte de foi qui survit, qui est un dépassement, sans espérance sensible. Mais c’est dans ce dépassement que consiste la plénitude de la foi chrétienne."

[...] Le Ressuscité (commentaire de Jn 20, 2. 11-18 :

" [...] au moment où le Seigneur se tient visiblement devant [Madeleine], [elle est] tellement préoccupée de savoir où on l’a porté, qu’elle ne peut pas le reconnaître. Mais il ne faut pas qu’elle le reconnaisse parce que les paroles qu’elle prononce, du fait qu’elle ne le reconnaît pas, sont pour la foi de l’Eglise des paroles décisives. Ce qui ne cessait de frapper dans sa foi, c’est une certaine pauvreté quand il s’agissait de reconnaître. Maintenant ce manque est, une fois de plus, mis en évidence, alors qu’elle regarde le Seigneur présent, sans le reconnaître. Cela prouve qu’en elle le surnaturel est plus fort que la nature, que son obéissance surnaturelle est plus importante que les facultés sensibles qui lui permettent de reconnaître. Si, en tant que croyante, elle n’était pas aussi entièrement possédée par Dieu, si elle ne lui était pas aussi totalement livrée, ses yeux devraient lui indiquer qui se tient là, devant elle. Mais dans l’obéissance qui est la sienne, ses sens sont comme frappés de cécité. C'est sa foi qui la rend aveugle. Sa foi est si ferme qu’elle ne reconnaît pas ce qu’elle voit. C'est le Seigneur qui le veut ainsi et, par sa foi, elle fait sa volonté.
Le Seigneur lui adresse la parole et révèle par là l’inclination qu’il a pour elle. Il se donne à elle d’une manière qui dépasse complètement sa nature. En lui adressant la parole, il lui donne de le reconnaître surnaturellement, car toutes les paroles du Fils prennent leur origine dans le dialogue éternel avec le Père et sont, par conséquent, surnaturelles. Et en prononçant ces paroles il délie de nouveau la réceptivité de ses sens. Subitement elle le comprend à la fois naturellement et surnaturellement, à l’inverse de ce qu’était sa foi précédemment. Alors sa foi reposait sur une base naturelle et elle s’est dépassée elle-même pour devenir surnaturelle. Maintenant c’est le surnaturel qui est devenu la base et c’est lui qui inclut et qui récupère ce qui est naturel.
« Maître ! », s’écrie-t-elle. Cette parole réunit en elle ses deux manières de croire. Et c’est ainsi, en même temps, qu’elle reçoit sa mission. Jusqu’à ce moment, elle vivait pour ainsi dire les préliminaires de sa mission qui consistaient en une foi obscure, en une obéissance aveugle. Rien ne pouvait être délimité par rien. Mais, par la réalité de sa présence, le Seigneur lui fait don de tout ce qui, jusque là, était resté en suspens. Il fallait qu’il lui enlève tout, parce que ce n’est qu’ainsi qu’il pouvait l’élever jusqu’au niveau qui lui permettait de se servir d’elle. Maintenant elle peut porter aux autres le message de foi de Pâques. Auparavant, elle s’était présentée à l’Eglise avec le message du Samedi Saint, avec ce vide incompréhensible de la fin. Maintenant elle apporte à l’Eglise la plénitude de la Résurrection du Seigneur, pleinement comprise, qui est le commencement de tout. Car tout a trouvé une solution : elle comprend, elle sait, elle voit. Ce mot « Maître » signifie que tout ce que le Seigneur voulait accomplir en elle a été accompli, que la plénitude de sa rencontre avec lui se réalise en elle dans sa plénitude.
« Ne me retiens pas, dit le Seigneur, car je ne suis pas encore remonté vers mon Père. » Cette parole est systématiquement opposée à la conception de la Mère par l’Esprit Saint. A ce moment-là il s’agissait que la Mère retienne le Fils dans son sein. C’est pour cela qu’il avait quitté le Père. Sa venue du Père a pris fin au moment où il rencontre Madeleine, elle est devenue un retour vers le Père. Madeleine le rencontre et l’accueille d’une manière qui signifie qu’elle ne le retient plus. La foi sans la vision qui retient le Seigneur sera en elle, le fondement qui rendra possible sa mission. La mission tout entière est une affaire de foi pure qui n’aura plus besoin d’être confirmée par l’apparition du Seigneur. Madeleine est devenue une sainte inébranlable de même que la Mère était, dès la conception, une sainte inébranlable. La Mère était sauvée d’avance, Madeleine est visiblement sauvée par la Croix." (pp. 49-51).

Adrienne von Speyr : Trois femmes devant le Seigneur, Johannes Verlag, 1978 ; traduction française 1984 Editions Lethielleux, Paris / Culture et Vérité, Namur/ Le Sycomore, p. 37.

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