A la découverte des Pères de l'Eglise...

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Glossaire

N.B. : Ce glossaire en lien avec les différents documents présents sur ce site permet de trouver quelques définitions essentielles à la compréhension. Il sera augmenté progressivement, en fonction des besoins. Il ne remplace pas toutefois une recherche approfondie sur les notions évoquées.

Année liturgique

L'année liturgique, dont le coeur est la célébration de la Pâque, la Résurrection du Christ, commence le premier dimanche de l'Avent et finit chaque année avec la fête du Christ-Roi (un des derniers dimanches du mois de novembre). L'année liturgique est le déploiement sur une année de la phrase (prononcée lors de chaque messe) : "Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta Résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire."
Du point de vue des lectures, on distingue trois "Années liturgiques" appelées A, B, ou C : les lectures de l'évangile du dimanche sont centrées ainsi sur :

Quant à l'Evangile de St Jean, il structure le temps pascal chaque année.

On distingue au cours de l'année liturgique les temps principaux suivants :

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Arianisme

Au départ, doctrine prônée par Arius (prêtre d'Alexandrie au début du IVe siècle), qui enseignait qui niait la divinité de Jésus-Christ, soutenait que les substances des trois personnes de la Trinité sont distinctes, sans relation entre elles, et reconnaissait au Père seul la qualité d'éternel.
L'arianisme, qui causa des troubles graves sur les plans religieux et politique, fut condamné par le concile de Nicée (325) et par celui de Constantinople (381). Mais cela ne suffit pas à éradiquer l'arianisme qui continua à sévir longtemps dans l'Eglise.

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Catéchumènes

Nom donné à ceux qui se préparent aux sacrements de l'initiation chrétienne, le baptême, la confirmation, l'eucharistie. Terme utilisé tout particulièrement en ce qui concerne les adultes. Le temps de leur préparation, marqué par une découverte de la parole de Dieu, par la conversion progressive de leur personne et de leur vie, par la découverte de la prière et de la liturgie, par l'approfondissement de la relation avec la communauté chrétienne, s'appelle le catéchuménat.

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Donatisme

La grande période du donatisme est comprise entre 305 et 420. Cette hérésie naît à la suite des persécutions de Dèce, très violentes. Un premier schisme a lieu (Novatien) lorsque le pape décide de réadmettre les lapsi (apostats) de la persécution de Dèce. Les violentes luttes que le donatisme va entraîner vont sévèrement freiner l'élan missionnaire en Afrique du Nord. De fait, certains chrétiens ne veulent pas admettre la réintégration au sein de la communauté de ceux qui ont apostasié (renié leur foi) pour échapper au martyre, et ils s'élèvent aussi contre les évêques qui auraient laissé détruire des livres saints des églises (les "traditores" : ceux qui ont trahi). L'évêque Donat, particulièrement virulent, va donner son nom au mouvement. Lors de l'ordination de l'évêque Cécilien, les schismatiques vont élire Donat à sa place, considérant l'ordination de Cécilien comme non valide car l'un des trois évêques qui l'ont ordonné était présumé "apostat". Le mouvement prend alors une grande ampleur, avec des doubles nominations d'évêques, des "rebaptisations" (les Donatistes considèrent les sacrements comme non valides si l'évêque qui les a donnés est soupçonné de traîtrise) et des actes de violence. L'empereur Constantin va alors édicter une loi contre les schismatiques en 317. La répression sera sévère jusqu'en 321 et leur vaudra de nombreux "martyrs".
Les conflits et violences vont durer tout le quatrième siècle et même au-delà. Saint Augustin lui-même va entrer dans la controverse (394-420). L'Église est alors amenée à préciser que les sacrements donnés par un prêtre sont valides quelle que soit l'indignité du ministre en question.

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Grâce

On désigne par ce mot l'amour absolument gratuit que, de toute éternité, Dieu donne à l'homme. Cet amour, qui s'est d'abord manifesté dans la création, où Dieu appelait l'homme à partager sa propre vie, première alliance fondamentale qui a été rompue par le péché, s'est manifesté encore à travers diverses alliances proposées à l'homme, dans lesquelles Dieu a toujours l'initiative (cf. les récits de l'Ancien Testament : alliance avec Noé, alliance avec Abraham, alliance avec Moïse...). Dieu, dans son amour infini pour l'homme, veut tout lui donner. Il s'est donné lui-même par l'incarnation, c'est-à-dire par la venue de Jésus le Christ, le Fils de Dieu, dans notre chair ; avec sa mort et sa résurrection, c'est l'alliance définitive qui est scellée, et l'homme est invité à partager l'intimité de Dieu. Cette union est marquée déjà par le baptême, puis renouvelée par les autres sacrements, en particulier par l'Eucharistie : tous ces sacrements offerts à l'homme par grâce (amour gratuit de Dieu), manifestent comme signes visibles cet amour invisible de Dieu pour l'homme. Ils sont annonces de ce que l'on appelle le salut, c'est-à-dire le fait que l'homme est appelé à partager la vie de Dieu (l'éternité) : Dieu s'est fait homme pour que l'homme devienne Dieu, selon le mot célèbre de St Irénée.

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Hérésies

Le mot hérésie vient d'un mot grec qui signifie "choix". L'hérétique est celui qui "choisit" un aspect de l'Ecriture, de la révélation et du credo, et l'isolant de son contexte en arrive à affirmer une doctrine contraire à la foi qui est alors condamnée par l'Eglise. Au cours de l'histoire de l'Eglise, il y a eu de nombreuses hérésies, dénoncées et condamnées. Parmi celles-ci on citera l'arianisme, le donatisme, le nestorianisme, le monophysisme, le pélagianisme. Ces hérésies des tout premiers temps, qui concernent la définition des personnes divines et leur unité, et particulièrement la personne de Jésus, vrai Dieu et vrai homme, constituent des tentations constantes pour tous les croyants et peuvent se retrouver sous des formes diverses à d'autres époques. On verra également des courants nombreux de "purs" qui tendront à diverses époques de s'ériger comme les seuls "justes" et proposeront pour une raison ou une autre de rejeter les "pécheurs" (ce sont par exemple les donatistes au 4e siècle, plus tard, dans une perspective différente, les Cathares - terme qui signifie "les purs"...) mais l'Eglise a toujours dénoncé ces attitudes, que l'on retrouve parfois encore aujourd'hui au sein même de l'Eglise : ainsi en est-il chez divers intégristes ou dans des groupes sectaires. A l'heure actuelle, l'Eglise catholique, qui a pu rejeter violemment des courants non conformes par le passé, tente au maximum maintenant de se protéger des ruptures et des schismes - mais cela ne veut pas dire que la tentation de l'hérésie ne soit pas constante, y compris chez des croyants de "bonne foi" qui affirment parfois des vérités contraires à l'enseignement évangélique et à la doctrine de l'Eglise sans toujours en être conscients.

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Lectio divina

Etude attentive et méditation des textes de la Bible et des commentaires patristiques.

Cette pratique quotidienne, notamment des ordres bénédictins, figure aussi dans la règle de nombreux ordres monastiques mais peut être conseillée à tous les chrétiens, religieux ou laïcs. Des ouvrages existent pour y introduire, comme par exemple :
  • Enzo Bianchi : Ecouter la Parole : Les enjeux de la lectio divina, Bruxelles, Lessius, 2006
  • Joseph-Marie Verlinde : Initiation à la Lectio divina, Editeur : Parole Et Silence, 2002
  • François Cassinegena-Trevedy : Quand La Parole Prend Feu ; Propos Sur La Lectio Divina, Editeur : Bellefontaine, 1999
  • La Lectio Divina T. 2, ouvrage collectif, Editeur : Cerf, 2002

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    Monophysisme

    Le moine Eutychès à Constantinople développa cette doctrine au 5e siècle : il refusait que Jésus, consubstantiel à Dieu selon la nature divine, fût consubstantiel aux hommes selon la nature humaine - autrement dit que Jésus considéré comme "véritablement Dieu" fût aussi et exactement en même temps et de la même façon considéré comme "véritablement homme". Eutichès en arrive à minimiser la réalité humaine du Christ, au point d'affirmer la "seule nature" divine (d'où le terme de monophysisme = une seule nature). Condamné par le synode de Constantinople en 448, il fit appel au concile œcuménique. Celui-ci, réuni à Éphèse, le réhabilita ; mais pour avoir été manœuvré par Dioscore, patriarche d'Alexandrie, le concile, désormais appelé « brigandage d'Éphèse », vit ses décisions cassées à la faveur d'un changement d'empereur. La nouvelle assemblée, réellement œcuménique, de Chalcédoine en 451 lia l'orthodoxie, de façon décisive, au vocabulaire des deux natures. Malgré ces condamnations, le monophysisme survécut et prit autant de formes qu'il y a d'explications possibles de l'union des deux natures.

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    Mystagogie

    Avec ce mot de mystagogie, en relation avec le terme de "mystère", on désigne plus particulièrement maintenant le temps qui suit la réception des sacrements de l'initiation chrétienne ; pendant le temps pascal, notamment, il est proposé aux nouveaux chrétiens d'entrer plus intimement dans le mystère pascal, avec un coeur renouvelé, par un approfondissement des rites accomplis sur eux au cours de la nuit de Pâques. Cet approfondissement se fait à la fois par une catéchèse appropriée (dans l'Eglise des premiers temps, c'était l'évêque lui-même qui assurait cette catéchèse pour les néophytes) et surtout par la pratique régulière de l'Eucharistie, sacrement qui nourrit véritablement la vie chrétienne.

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    Nestorianisme

    Le nestorianisme, ou doctrine de Nestorius, évêque de Constantinople (v. 380-451) en arrive pour essayer d'expliquer les deux natures dans le Christ, à affirmer l'existence de deux personnes, l'une divine, le Fils du Père, l'autre humaine, le fils de Marie. Ils refusent de ce fait à Marie le titre de "Mère de Dieu". C'est ainsi qu'affirmant la maternité divine de Marie à Ephèse en 431, un concile condamne en même temps le nestorianisme et proclame l'union des deux natures dans la personne du Fils.

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    Pélage

    Pélage, l'un des hérésiarques d'origine irlandaise (Grande-Bretagne, v. 360 — Palestine, v. 422) qu'Augustin a longuement combattu pour ses thèses qu'il percevait comme dangereuses pour la foi chrétienne. Le pélagianisme, doctrine réfutée par saint Augustin, fut condamné par les conciles de Carthage (412 et 416) et de Milève (416). Pélage rejette notamment le péché originel et la grâce, insistant sur le rôle du libre arbitre ; Augustin a clairement dénoncé ce que le pélagianisme a de pervers au plan de la doctrine chrétienne du salut, en niant de fait la nécessité de la grâce, et en enlevant tout "intérêt" à l'Incarnation du Christ : celle-ci devient inutile si l'homme peut se sauver seul.

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    Pères apologistes

    On désigne sous ce groupe des écrivains qui ont déployé leur activité d'écrivains à défendre la religion chrétienne contre les diverses accusations portées contre elle par les autorités diverses. Souvent issus du paganisme eux-mêmes et convertis au christianisme, ces Pères apologistes défendent d'autant mieux leur foi qu'ils exposent ainsi, y compris à leurs propres yeux en même temps qu'à ceux des autres, les raisons de leur conversion, de leurs choix moraux et de leur "philosophie".

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    Pères apostoliques

    On désigne sous ce nom un groupe d'auteurs chrétiens proches des Apôtres, et témoins directs de l'oeuvre des fondateurs de l'Eglise. Leurs écrits reflètent les préoccupations, les aspirations, les sentiments, la vie des premières communautés chrétiennes.

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    Sacrement

    Pour comprendre ce qu'est un sacrement, on se rappellera que Jésus n'a pas seulement enseigné. Il a agi. Il a guéri. Il a relevé, il a pardonné. Il s'est engagé au service des hommes jusqu'à l'extrême. Il leur a donné sa présence et sa vie.

    "Je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu'ils l'aient en abondance" a dit Jésus (Jn 10,10).
    Cette puissance de vie, c'est par des gestes très parlants que Jésus la manifestait sans cesse. Ainsi toute la vie des hommes — coeur, corps et esprit — se trouvait transformée par la rencontre de Jésus. Désormais, c'est par l'Église, sa communauté, que Jésus continue dans le monde le travail de guérison, de transformation et de réconciliation des hommes avec Dieu.
    Les sacrements sont les gestes et des paroles que Jésus nous a laissés pour signifier sa présence et sa tendresse pour les hommes. Les sacrements sont des dons de Dieu. Ils expriment l'Alliance de Dieu avec son peuple. Ils communiquent l'Esprit pour nous redonner la vie de Dieu, son pardon et sa force. Les sacrements jalonnent la vie des chrétiens de la naissance jusqu'à la mort.
    Il y a sept sacrements dans l'Eglise catholique qui sont tous associés à des lieux et des moments de la vie chrétienne où le chrétien reçoit plus spécifiquement l'Amour gratuit de Dieu (en parlant de "l'Amour gratuit de Dieu", nous disons que Dieu aime l'homme indépendamment de ses mérites, bien limités et incertains) : quand on parle de la grâce c'est de cet Amour gratuit de Dieu que l'on parle.

    Les sacrements sont, outre les trois sacrements de l'initiation chrétienne reçus au moment de l'entrée plénière dans la vie chrétienne, le baptême, la confirmation, l'eucharistie :

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    Scrutins

    Rites brefs qui sont accomplis sur les catéchumènes, à l'approche des fêtes de Pâques où ils recevront les sacrements de l'initiation chrétienne. Déjà appelés (l'Appel décisif a lieu le 1er dimanche de Carême), les catéchumènes, lors des troisième, quatrième, et cinquième dimanches de Carême, dans le cadre de la préparation intense de ce "temps de la purification et de l'illumination" qu'est le dernier Carême de leur catéchuménat, sont invités ainsi solennellement à la conversion, en présence de l'assemblée chrétienne, dans un rite de caractère pénitentiel pour se tourner vers le Seigneur et voir sa lumière. Ils approfondissent ainsi leur désir de salut et la découverte de tout ce qui s'y oppose.

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    Temps de l'humanité (Quatre)

    Selon Augustin, l'humanité, en chemin vers Dieu, séparée de la ressemblance avec Lui par le péché, est passé successivement du régime de paganisme (avant la loi), au régime de la loi, puis de la grâce (qui est aussi celui de l'espérance), et atteindra enfin celui de la paix (repos de l'âme et résurrection de la chair).

    Ce site a été réalisé et est remis à jour par Marie-Christine Hazaël-Massieux.